Fich'Europe
   
  LE POINT SUR …
 

LES NOUVELLES REGLES DE FACTURATION

   
   
   
   
LA PROBLEMATIQUE
  Le 20 décembre 2001, le Conseil a adopté la directive (2001/115/CE) destinée à simplifier, moderniser et harmoniser les conditions imposées à la facturation en matière de taxe sur la valeur ajoutée.

Avant cela, chaque État membre disposait de ses propres règles concernant les informations devant obligatoirement figurer sur les factures et la forme qu’elles devaient prendre pour que les autorités compétentes en matière de TVA en reconnaissent la validité.

La centralisation des opérations de facturation (confier à une succursale le soin d'émettre les factures des autres succursales établies dans différents États membres) dont la justification économique est évidente, se heurtait également à l'existence de quinze réglementations différentes en matière de facturation.

Enfin, la facturation électronique, qui permet de diminuer les coûts de facturation, était dans certains États membres, interdite ou devait s'accompagner de la transmission de factures sur support papier. Dans d'autres pays, elle était autorisée sous réserve de conditions (variables d'un État membre à l'autre).

La nouvelle directive prévoit la simplification, la modernisation et l’harmonisation des conditions imposées à la facturation en matière de TVA. De fait, les entreprises n’auront plus à faire face qu'à un seul ensemble simplifié de règles en matière de facturation, valable dans toute l'Union européenne. La directive va permettre la diminution des coûts administratifs pour les entreprises, le développement du commerce électronique et la simplification du travail en matière de lutte antifraude.
   
   
QUE VA APPORTER LA NOUVELLE DIRECTIVE ?
  La directive 2001/115/CE adoptée le 20 décembre 2001 modifie la 6ème directive TVA (77/388/CE). Elle a été initialement présentée dès novembre 2000, dans le cadre de la nouvelle stratégie en matière de TVA lancée par la Commission en juin 2000, en vue d'améliorer concrètement le fonctionnement du système de la TVA.

La simplification des conditions imposées à la facturation : alors que dans la précédente directive, seul l'assujetti pouvait délivrer la facture, il est désormais prévu que la facture puisse être émise par le client (auto-facturation) ou au nom et pour le compte de l'assujetti, par un tiers (sous-traitance).
Néanmoins, un accord préalable explicite entre les parties est nécessaire. Quel que soit l'auteur de la facture, le seul responsable de son émission reste l'assujetti.

Le contenu des factures : la directive prévoit une liste de dix mentions générales obligatoires devant figurer sur chaque facture. (En outre, quatre éléments d'information supplémentaires peuvent être requis dans des circonstances particulières et des dispositions simplifiées pour les petites entreprises et les factures portant sur de faibles montants peuvent être envisagées par les Etats membres).

La date de délivrance de la facture
Le n° de la facture
Le n° d'identification de l'assujetti
Le n° d'identification du client
Le nom et l’adresse du client et de l'assujetti et le n° d'immatriculation au RCS, la forme juridique et le capital social de l'assujetti.
La quantité et la nature des biens livrés ou de la prestation de service
La date de livraison de biens ou de la prestation de service
Le prix hors taxe
Le taux de TVA appliqué
Le montant de la taxe à payer

La facturation électronique : la nouvelle directive prévoit l'obligation, pour les autorités fiscales des États membres, de reconnaître la validité des factures électroniques, sans système de notification ou d'autorisation, à la condition que l'authenticité de l'origine et l'intégrité des données soient garanties par l'utilisation de signatures électroniques ou du système d'échange de données informatiques (EDI). Les signatures électroniques permettent à toute personne obtenant des données sur un réseau électronique de déterminer l'origine de ces données et de vérifier si elles n'ont pas été modifiées. L'EDI est un système sécurisé de transmission d'informations par voie électronique qui est utilisé par les entreprises.

Le stockage des factures : la facturation électronique accélère les processus d'émission et facilite la coopération entre entreprises mais pose le problème du contrôle des documents émis. La nouvelle directive laisse le libre choix du lieu et de la méthode de stockage des factures et autorise le stockage électronique, y compris le stockage en ligne, dans un État membre autre que celui où l'entreprise concernée est établie. La seule condition est que ces factures puissent être mises à disposition des autorités compétentes à chaque fois qu'elles l'exigent.
   
QUAND ?
  La directive doit être mise en œuvre dans le droit national des États membres avant le 1er janvier 2004 (ainsi que dans celui des dix pays adhérents avant la date de leur adhésion effective). La France a transposé cette directive dans le droit français par la loi de finances rectificative pour 2002 (n°2002-1576 du 30/12/2002, article 17). Ces dispositions entrent en vigueur le 1er juillet 2003.
   
   
EN SAVOIR PLUS ...
 


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Directive 2001/115/CE du Conseil du 20 décembre 2001 modifiant la directive 77/388/CEE en vue de simplifier, moderniser et harmoniser les conditions imposées à la facturation en matière de taxe sur la valeur ajoutée. JOCE L 015 du 17/01/2002 pages 24 à 28

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Loi de finances rectificative pour 2002. JORF n°304 du 31/12/2002 page 22070.

(Sources : sites des Euro Info Centres, Célex)

   
Euro Info Centre
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