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LE POINT SUR
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LELARGISSEMENT DE L'UNION EUROPEENNE
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LA PROBLEMATIQUE |
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Dès sa création en 1951,
la Communauté économique européenne (CEE),
devenue Union européenne (UE), a eu pour vocation de s'élargir
à l'ensemble des pays européens.
Prévu dans le cadre financier de l’Agenda 2000, un
élargissement d'ampleur jusqu'ici inégalée
est en préparation. Treize pays ont en effet déposé
une demande d'entrée dans l’UE : Chypre, Malte, Estonie,
Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, République tchèque,
Slovaquie, Slovénie, Bulgarie, Roumanie, et Turquie. Ces
trois derniers ne remplissant pas les critères d'adhésion
établis lors du Conseil de Copenhague en 1993, l'Europe des
15 devrait devenir l'Europe des 25 avant la fin 2002.
Si pour l’UE, cet élargissement présente plusieurs
avantages (étendre la zone de stabilité et de paix
à tout le continent européen, stimuler la croissance
économique et commerciale, accroître sa place dans
le monde), il constitue également un des défis majeurs
auxquels elle est confronté actuellement. |
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LES ETAPES DE L’ELARGISSEMENT |
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Le Conseil européen de Copenhague en 1993, définit
les critères que doivent remplir les pays candidats pour
entrer dans l’UE : • avoir des institutions
stables garantissant la démocratie, la primauté du
droit, les droits de l'homme, le respect des minorités et
leur protection. • avoir une économie de marché
viable ainsi que la capacité de faire face à la pression
concurrentielle et aux forces du marché à l'intérieur
de l'Union. • avoir la capacité d'assumer les
obligations de l'adhésion, notamment de souscrire aux objectifs
de l'union politique, économique et monétaire.
Le Conseil
européen de Luxembourg en 1997 a marqué le début
des négociations d'adhésion avec les six pays les
mieux préparés (Estonie, Hongrie, Pologne, République
Tchèque, Slovénie et Chypre), et celui d’Helsinki
en 1999 avec les autres pays candidats (Slovaquie, Lituanie, Lettonie,
Malte, Bulgarie, Roumanie et Turquie).
Dès 1999, l'UE et les pays candidats préparent l'élargissement
dans le cadre de partenariats d'adhésion bilatéraux
(UE/pays candidat) qui fixent pour chaque pays les domaines prioritaires
à aborder sur la voie de l'adhésion et soulignent
quelles ressources financières et quels instruments doivent
être engagés pour atteindre les objectifs avec efficacité.
Ces partenariats sont complétés par des programmes
nationaux pour l'adoption de l'acquis communautaire (PNAA), qui
exposent en détail la façon dont le pays candidat
doit respecter les priorités du partenariat.
Le Traité de Nice, signé le 26 février 2001,
est actuellement en cours de ratification par les quinze Etats membres.
Il vise à mettre en oeuvre les réformes nécessaires
au fonctionnement des institutions de l'Union européenne,
prévues au départ pour seulement six Etats, en vue
de l'élargissement : nombre maximum de députés
et de commissaires, nouvelle pondération des voix pour les
votes au sein du Conseil de l’UE, assouplissement des coopérations
renforcées... |
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LE COÛT DE L’ELARGISSEMENT
ET LES INSTRUMENT FINANCIERS |
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Pour préparer cette nouvelle intégration
la Commission européenne a proposé le 30 janvier
dernier, d'allouer, aux dix candidats retenus à l'adhésion,
un budget d'environ 40 milliards d'euros pour la période
2004-2006. L'essentiel de ce montant est destiné au soutien
à la restructuration agricole et au développement
régional qui représentent les principaux défis
de l'élargissement.
Ce paquet financier a reçu un accueil relativement critique
de la part des différents acteurs en présence.
Les pays candidats le considèrent comme trop modeste
et en tout cas inadapté aux enjeux économiques,
politiques et historiques de l'élargissement. Les pays
membres de l'UE, contributeurs nets au budget européen,
s'inquiètent du financement du dispositif. Ils ne souhaitent
pas voir augmenter leur contribution au budget communautaire
et demandent que soit établie une double programmation
financière distinguant les dépenses destinées
aux 15 pays actuellement membres de l'Union européenne
de celles liées à l'élargissement.
Rappelons enfin que ce dispositif prolongera celui qui est actuellement
prévu dans le cadre de l'Agenda 2000. Le budget 2002
de l'UE prévoit ainsi une participation à la stratégie
de pré-adhésion. Ce montant de 3,4 milliards d'euros,
est majoritairement canalisé par les instruments financiers
suivants:
| • PHARE |
(1,7 Mds) : géré par la Direction Générale
Elargissement de la Commission et réparti à
parts égales entre l'aide pour le développement
institutionnel, l'investissement et les projets de cohésion
économique et sociale suivant le modèle du
FEDER et du Fonds social européen ;
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| • ISPA |
(1,1 Mds) : pour mener la politique structurelle d'adhésion
et des actions semblables à celles du Fonds de cohésion
communautaire. Ce programme dépend de la Direction
Générale chargée de la politique régionale.
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| • SAPARD |
(0,6 Mds) : géré par la Direction Générale
Agriculture, appuie la restructuration de l'agriculture
et le développement rural des pays candidats. Il
est aujourd'hui complété par le programme
innovant de développement rural participatif (INPARD).
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QUAND ? |
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La Commission européenne prévoit
qu’à la fin 2002 les négociations avec les dix
premiers pays candidats seront conclues et que les citoyens des
nouveaux états membres pourront voter aux élections
du Parlement européen en juin 2004. |
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EN SAVOIR PLUS ... |
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» http://europa.eu.int/comm/enlargement/index.htm
» http://europa.eu.int/pol/enlarg/index_fr.htm |
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